Le jour de toutes les dernières fois

Depuis tout petit, Boniface est un garçon sensible, un artiste rêveur. S'évader, partir en vadrouille pour être au plus proche de la nature est pour lui un besoin essentiel. Seule sa mère le comprend même si elle s'inquiète quand son fils disparait sans prévenir personne. Petrus, le grand frère de Boniface, est délégué permanent à la recherche de son petit frère, ce qui commence à lui peser. Mais cette fois, il n'a pas réussi à retrouver son frère et la police a dû être alertée.

Le récit se déroule sur une journée, une journée particulièrement éprouvante pour Petrus, le narrateur. Dès les premiers chapitres, on sent une atmosphère pesante, on a l'impression qu'une chape de plomb entoure la famille et on ne doute pas une seule seconde que quelque chose de grave, d'indicible, à toucher cette famille. La construction de l'histoire (alternance de passage au présent et de flash-back) va nous mettre sur la piste et on comprend très vite que la mère des deux frères est décédée il y a peu (le drame nous est réellement dévoilé dans les derniers chapitres).

L'auteure nous livre un texte touchant et pudique sur l'amour que les parents peuvent porter à leurs enfants, sur les difficultés qu'ils peuvent avoir à les comprendre mais aussi sur la fragilité des familles qui doivent avancer ensemble pour faire leur deuil.

Le jour de toutes les dernières fois, Martha Heesen. Thierry Magnier, 2009.