29 avril 2009
Couleur de peau miel, Jung
Je continue ma découverte de la bande dessinée avec Couleur de peau miel de Jung.
Jung est un petit garçon coréen, abandonné par sa mère puis adopté par une famille belge. Dans sa bande dessinée en deux tomes, il raconte son enfance puis son adolescence passée en Belgique. De la Corée, il ne reste à Jung que quelques souvenirs, quelques photos et un rapport d'orphelinat. Jung raconte avec humour son intégration (pas toujours facile) en Belgique.
Cette bande dessinée m'a beaucoup touché. Malgré les blessures de l'abandon et les difficultés de l'adoption toujours présentes, Jung raconte avec humour et optimisme ce qu'il a pu vivre.
Le texte permet de mieux comprendre le ressenti des enfants adoptés. Il évoque le sentiment toujours présent d'abandon et de déracinement. Il met également le doigt sur les propos ou gestes que les parents adoptants doivent éviter.
Les illustrations sont toutes en rondeur et en noir et blancs. Elles sont sobres et ne montrent pas de détails inutiles ; on ne se disperse donc pas des propos de l'auteur. Jung a une façon particulière d'écrire. Il revient souvent en arrière (notament dans le tome 1) dès qu'un évènement lui fait penser à un autre moment de sa vie.
Je commence à prendre goût à la bande dessinée !
Couleur de peau miel, Jung. Soleil productions, 2007 et 2008.
18 avril 2009
Aya de Yopougon, Abouet et Oubrerie
Conseillée par une de mes collègues, je me suis lancée dans la lecture de la série Aya de Yopougon, pour mon plus grand bonheur.
A la lecture des trois premiers tomes, on se retrouve plongé dans l'Afrique de la fin des années 1970. Loin des clichés que l'on peut voir/lire sur l'Afrique, loin des guerres, de la misère ou du Sida, les auteurs nous emmènent à la rencontre d'Aya et des personnes qui l'entourent : Aya est une jeune fille de 19 ans qui rêvent de devenir médecin. Ses amies, Bintou et Adjoua courent les garçons (qui ont de l'argent de préférence !) et passent leur temps en soirée.
Les auteurs nous présentent ici une Afrique gaie et colorée. C'est frais et pétillant et on rit souvent des expressions typiquement ivoiriennes.
Chaque tome nous offre son lot de rebondissements et de surprises mais aborde également des thèmes sérieux tels que l'homosexualité ou les mariages arrangés. Un bonus ivoirien est présent à chaque fin d'ouvrage pour découvrir des recettes de cuisine ou encore la manière de porter le pagne.
Aya de Yopougon est un portrait de vies simples où l'on aime s'amuser, rire et pleurer ... comme partout ailleurs !
A conseiller aux grands adolescents et aux adultes.
Aya de Yopougon, Abouet et Oubrerie. Gallimard, 2006. (4 tomes sont parus, le 5e est attendu pour la fin de l'année)
15 avril 2009
Lovely complex, Aya Nakahara
Risa Koizumi et Atsushi Ootani sont deux adolescents complexés par leur taille. Elle est très grande et dépasse tous ses camarades d'une bonne tête ; lui, au contraire, est plus petit que la moyenne. Ces deux jeunes ne peuvent pas se supporter et passent leur temps à se disputer. Pourtant, on se rend vite compte qu'ils ont plus de choses en commun qu'ils ne veulent bien le dire. Ne serait-il pas un peu amoureux l'un de l'autre ?
Je me suis lancée dans la lecture de mon premier manga en lisant les deux premiers tomes de ce shojo (manga destinée plus particulièrement aux jeunes filles). J'ai eu un peu de mal au début avec le sens de lecture (il faut s'y faire !) et également à reconnaître les personnages qui ne sont pas toujours appelés pareil (soit leur nom ou leur prénom, si on peut dire). Mais je débute ;-)
Je pense que cette série composée de 17 tomes plaira aux jeunes adolescentes : les personnages sont pétillants et le sujet principal, l'amour, touche toutes les jeunes filles.
Pour ma part, je ne sais pas si j'irai jusqu'au bout de la série. Peut-être qu'il faudrait que je continue mais j'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup d'évolutions entre les deux tomes (même si on note l'apparition de deux nouveaux personnages). Et outre excepté le sujet "qui sort avec qui", il n'y a pour le moment pas grand chose d'autres.
J'ai trouvé les illustrations très expressives mais je ne pourrai pas en dire beaucoup plus étant donné que je n'avais jamais lu de mangas auparavant.
Lovely complex, Aya Nakahara. Delcourt, 2007 (pour le premier tome).
27 mars 2009
Mon pépé est un fantôme, Olivier Taduc et Nicolas Barral
Napoléon Tran a 10 ans et vient de perdre son grand-père. Pas facile d'être confronté à la mort, d'autant plus quand vos parents sont préoccupés par leur divorce. Pépé Tran l'a bien compris et revient, en fantôme, pour jouer les anges gardiens. Mais qui du petit garçon ou du fantôme a le plus besoin de l'autre ?
Cette BD m'a été offerte par Midola dans le cadre du Swap. Je ne suis pourtant pas très bandes-dessinées mais j'ai bien apprécié. Les illustrations m'ont un peu fait penser à celles de Cédric. (Les accros de la BD, ne me huez pas, je n'y connais pas grand chose !!) Certaines références font rire (à mon avis plus les adultes d'ailleurs !) et on s'amuse des situations dans lesquelles se retrouvent le petit garçon. Si les gags font sourire, ils abordent pourtant des sujets épineux sans tabous : la mort (enterrement ou incinération ?), le divorce ou encore l'adultère.
Une BD humoristique qui s'adresse, à mon avis, aussi bien aux grands qu'aux petits. La saison deux est en cours de réalisation. Affaire à suivre donc.
Mon pépé est un fantôme (La vie fantastique de Napoléon Tran), Taduc et Barral. Dupuis, 2008.



