"- Pourquoi l'amour ne dure pas ? Je préfère pour terminer sur une note optimiste, vous livrer ma recette pour le faire durer. J'estime que je peux parler en connaissance de cause ! Vous prenez une pincée d'admiraton réciproque, trois grosses cuillerées de dialogue quotidien, un zeste d'humour, quelques grammes d'oubli de soi, une énorme dose de vitamine mimi (c'est mon gentil mari qui appelait comme ça les câlins, les  petits bisous en toutes occasions, les gestes tendres, les attentions), une injection de rappel de voyage de noces ou de journées de réflexion, trois onces de conflits bien orchestrés, un plein verre de bonne cuisine et éventuellement de beaujolais, un kilo de vrais amis, quelques engagements communs, et l'accord tacite sur les grands principes qui vous tiennent à coeur. [...]
Ils ont seize ans et c'est la première fois qu'on leur parle d'amour." (extrait)

Il m'est difficile d'écire quelque chose sur ce livre que j'ai pourtant beaucoup aimé. Voilà un roman qui parle d'amour : une femme qui pleure son premier amour, une dame de 87 ans qui parle ouvertement de fellation, un proviseur qui fait renaître la flamme au sein de son couple et surtout l'histoire d'amour entre deux adolescents de seinze ans : Caroline et Olivier.
Au lycée, en cours d'éducation sexuelle, on leur parle de la façon de mettre un préservatif, du sida et des MST en générale, de la reproduction (cours qui fait ricaner toute la classe) mais l'amour dans tout ça ? Caroline et Olivier aimeraient que les adultes cessent de leur parler (tout bas) d'amour puisque visiblement ils n'y connaissent pas grand chose.

L'histoire de deux ados qui vivent leur première histoire d'amour et qui vont devoir prendre position auprès d'adultes qui ne les comprennent pas toujours. C'est frais, pétillant, ça met du baume au coeur et ça fait du bien de lire ce genre de livres !

Parle tout bas, si c'est d'amour, Sophie Chérer. L'école des loisirs (Médium), 2006.