22 novembre 2009
L'arche de Noa, Ange
Roman sélectionné pour le Prix Ado Ile et Vilaine.
Noa est une adolescente pleine de qualités. Très bonne élève, elle est également jolie et ne rechigne jamais à garder ses petits frères et soeurs quand ses parents sont absents. Le jour de ses treize ans, Noa découvre un lutin vivant dans un des placards de l'appartement. Désormais, elle a la « Vision » et est capable de voir un monde souterrain, peuplé de fées et de lutins, innaccessible pour la plupart des humains. Le même jour, sa petite soeur, Hajer, ramène de l'école un joli bijou. Sans le savoir, la fillette a réveillé ce qu'il y a de pire dans ce monde clandestin : le Mal Absolu. Les forces du Mal vont alors se déchainer. Courageusement, Noa et sa bande de copains devront y faire face.
Ce roman mêlant le fantastique au quodidien bien réél de jeunes adolescents parisiens est également un roman initiatique. Les héros sortiront grandis de toutes ces épreuves : ils auront appris à mieux se connaître, à communiquer et à gérer leurs émotions. Le style vif de l'auteur qui prend directement à partie le lecteur ajoute une touche d'originalité lors de la lecture.
J'ai bien aimé cette lecture. On rentre facilement dans l'histoire et le roman se lit d'une traite. La lecture est très abordable, rien à voir avec Le sang des Nahdas.
Le niveau de lecture des romans sélectionnés pour le prix est vraiment très différent d'un livre à un autre (ce qui semble logique étant donné que les participants ont entre treize et seize ans ce qui, en terme de lecture, peut être tout un monde)
L'arche de Noa, Ange. Septième choc éditions, 2008.
17 novembre 2009
Le sang des Nahdas, Patricia Torrente

Roman lu dans le cadre du Prix Ado. Il était évident, pour nous, que la polémique (cf. blog d'Emmyne où je donne mon opinion) n'empêcherait pas notre participation.
Narcisz est un chasseur humain, fils d'une guérisseuse. Bémoth, lui, appartient au clan des Gris-Roches. Les deux peuples sont ennemis depuis toujours et s'accusent mutuellement d'envoyer sur le pays des Dévoremondes, ces monstres à l'apparence fantomatique qui plongent dans un coma presque irréversible tous ceux qu'ils touchent. Et pourtant, suite à une rencontre hasardeuse, une amitié profonde va naître entre les deux jeunes garçons que tout oppose. Cependant, cette amitié est interdite : Narcisz et Bémoth vont devoir fuir. Ils vont alors affronter les embûches, pièges et sortilèges sans jamais se séparer.
Un roman de fantasy dans lequel la magie et la sorcellerie sont omniprésentes. Dans l'univers des légendes, il offre un moment d'évasion loin des réalités terrestres. Une liste des personnages, des lieux, des coutumes, un bestiaire et un herbier, situés en fin d'ouvrage, en permettent une meilleure compréhension.
J'ai écrit cette présentation très neutre pour présenter le livre aux jeunes partipant au prix. Personnellement, je n'apprécie pas spécialement la fantasy et cette lecture ne m'a pas fait changer d'avis. Le texte est (trop) long et traîne parfois en longueur selon moi. Heureusement qu'il y avait en fin d'ouvrage les explications sur les plantes et animaux du monde dans lequel évoluent les jeunes héros ; j'ai souvent dû m'y reporter. (Mais je pense que les adeptes de fantasy en auront certainement moins besoin que moi !). Je ne lirai pas la suite (j'ai omis de préciser qu'il s'agissait du premier tome des Chroniques des terres sans lune).
La lecture n'est pas forcément évidente et je pense qu'il faut avoir un assez bon niveau de lecture pour se plonger dedans. A mon avis, la taille du livre fait déjà fuir les petits lecteurs.
Le sang des Nahdas, Patricia Torrente. Bayard jeunesse, 2009.
29 octobre 2009
Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne
Tristan, 17 ans, est confronté au suicide d'une de ses amies. Un évènement qui, selon Pierre, son père, va lui faire perdre le reste de ses illusions d'enfants. Démuni face à la situation que vit son fils, Pierre décide de raconter sa propre histoire et d'expliquer à son fils ce qui l'a fait passer du monde des enfants à celui des adultes.
On est en 1980, à Duaraz, un petit village breton. Pierre a alors onze ans. Avec ses six copains, ils sont inséparables, vivent de jeux et d'insouciance et ont les mêmes rêves d'enfants. Un jour, ils tombent par hasard sur le cadavre mutilé d'un vagabond. Cette découverte va totalement bouleverser leurs vies. Ils vont alors être confrontés à des évènements innatendus et plus terrifiants les uns que les autres : des animaux qui les attaquent, leur instutrice qui s'en prend violemment à une élève ou encore aveuglements ponctuels. C'est alors que Maël, un des garçons de la bande, parle du Bonhomme Nuit, revenu selon lui, pour faire le Mal. Mais qui est cette personne ? Pourquoi s'en prend-il si violemment aux enfants ?
Ce roman fait parti de la sélection pour le Prix Ado. Je l'ai donc lu pour pouvoir le présenter aux ados participants. Je partais avec un apriori étant donné qu'après l'avoir lu, un de mes collègues avait décidé de ne pas l'ajouter au fonds ado de la médiathèque.
Personnellement, j'ai bien aimé. Même si les années 80 ne sont pas mon époque, j'ai apprécié de me replonger dans l'ambiance de ces années grâce aux nombreuses références de l'"époque"(films et dessins animés).
Le suspens est présent jusqu'à la fin de l'histoire. C'est vrai qu'il y a des cadavres atrocement mutilés, des scènes assez glauques mais la collection est destinée aux 15-20 ans (d'où son nom d'ailleurs). Peut-être que le roman n'aurait pas dû être présélectionné pour le prix étant donné que ce sont surtout des élèves de 4e-3e qui participent. Les ados l'ont tout de même plébiscité.
Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne. Intervista, 2008.
14 octobre 2009
Je ne sais plus pourquoi je t'aime, Gabrielle Zevin
Suite à une chute dans les escaliers de son lycée, Naomi, seize ans, a totalement oublié les quatre dernières années de sa vie. Le divorce de ses parents, la naissance de sa demi-soeur et même Ace, son petit ami, sont pour elle des souvenirs inexistants. Qui est-elle ? Est-elle réellement cette jeune fille populaire comme le lui font comprendre ses camarades de lycée ? Pourquoi, dorénavant, préfère-t-elle la compagnie de James, le jeune homme qui l'a accompagnée à l'hôpital, à celle d'Ace ? Peut-elle vraiment compter sur Will qui prétend être son meilleur ami ? Afin de répondre à toutes ces questions et retrouver sa véritable identité, Naomi devra partir à la recherche de son passé.
Pas facile de se construire quand on ne se connait pas ! Gabrielle Zevin nous livre ici le portrait sensible d'une adolescente en quête de son identité. Mêlant musique, histoire d'amour et d'amitié, Je ne sais plus pourquoi je t'aime est un récit riche qui aborde nombre des questionnements des adolescents.
J'ai bien aimé !
Je ne sais plus pourquoi je t'aime, Gabrielle Zevin. Albin Michel, 2009.
Le billet de Clarabel
12 octobre 2009
Une ado en prison, Marc Cantin
A quatorze ans, Bahia est en prison. Avant de se retrouver en cellule, elle vivait paisiblement à la campagne avec sa mère et son petit frère. Et puis elle est tombée follement amoureuse d'Anthony, un ado de seize ans. Pour lui, Bahia a été prête à tout, abandonner sa famille et commettre des crimes insensés.
Aujourd'hui, un juge des enfants lui rend visite pour préparer sa confrontation du lendemain avec Anthony.
J'ai lu ce roman dans le cadre du Prix Ado car il fait parti de la sélection. Bien que ce soit un récit de société (ce que j'apprécie plus particulièrement), je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ce texte tiré d'une histoire vraie. J'ai trouvé le titre trop accrocheur par rapport au contenu : finalement on n'apprend rien du quotidien des ados dans les prisons.
Le récit alterne entre les souvenirs de Bahia et le moment présent avec le juge pour enfants qui tente de comprendre comment la jeune fille en est arrivée là. Le texte est court et se lit facilement.
Une ado en prison, Marc Cantin. Coyote jeunesse, 2008.
L'avis de Midola
30 septembre 2009
Un coeur brisé, Jacqueline Wilson
Prudence King, quatorze ans, ainsi que sa soeur Grace, onze ans ne sont quasiment jamais allées à l'école. C'est leur père qui leur donne des cours à la maison. Un jour, victime d'une attaque cardiaque, il se retrouve cloîtré sur un lit d'hôpital. Impossible pour lui d'instruire ses filles qui doivent alors s'inscrire au collège.
Si Grace, aidée de deux nouvelles amies, s'adapte facilement, Prudence a beaucoup plus de difficultés. La jeune fille ne trouve pas sa place au milieu des autres adolescents qui se moquent sans cesse d'elle à cause de ses tenues excentriques et démodées (par manque d'argent, Prudence doit porter des vêtements faits main). Heureusement, il y a les cours d'arts plastiques. Très douée en dessin, Prudence attend ces heures avec impatience. Et puis, Rax, son professeur, a un charme fou ! Dès qu'elle le voit, l'adolescente sent son coeur battre à tout rompre.
En racontant l'histoire d'une adolescente qui tombe amoureuse de son professeur, Jacqueline Wilson s'aventure dans un sujet qui plaira certainement aux jeunes demoiselles d'autant plus que le texte ne contient aucune difficulté de compréhension et qu'il se lit donc facilement.
Pour ma part, je dirai que ce roman ne rentrera pas dans les annales de la littérature pour adolescents. Le personnage de Prudence m'a semblé assez ambigü : d'un côté la jeune fille paraît bien mûre et intelligente pour son âge ; de l'autre, elle est assez naïve pour venir au collège avec des sous vêtements en satin très sexy , pensant que toutes les filles de son âge en porte.
La relation très spéciale qu'elle entretient avec son professeur m'a également un peu dérangé car trop éloigné de la réalité selon moi : dès les premiers jours, une amitié profonde naît entre Prudence et Rax, le professeur allant même jusqu'à proposer du baby-sitting à sa jeune élève.
Cette idylle aurait dû faire grandir l'adolescente et je n'ai pas eu cette impression à la fin de la lecture : Prudence reste très amoureuse de son professeur, elle est toujours autant attachée à lui, sachant pertinemment que leur histoire n'aboutira pas.
Un coeur brisée, Jacqueline Wilson. Gallimard, 2008.
L'avis mitigé de Clarabel, celui plus positif d'Aurélie.
29 septembre 2009
La voix du couteau, Patrick Ness
Prentissville est une ville de Nouveau Monde où il règne un brouhaha incessant : le Bruit. En effet, les hommes ont la capacité d'entendre les pensées des autres. Aucun d'eux ne peut y échapper, où qu'il aille, quoi qu'il fasse. Cette maladie a depuis longtemps emporté les femmes et les enfants. C'est dans cette atmosphère qu'a grandi Todd. A l'aube de ses treize ans, il s'apprête à devenir un homme.
Pourtant, un jour, tout bascule : Todd est obligé de quitter sa maison. Il doit fuir le plus loin possible et surtout ne jamais revenir. Sa route va alors croiser celle de Viola, une jeune fille qui n'émet aucun Bruit.
Pourquoi Todd doit-il partir ? D'où vient Viola si toutes les femmes ont disparu ? Todd est loin de s'imaginer qu'il ne connaît rien de la vérité et que sa fuite s'annonce longue et semée d'embûches.
Premier tome de la trilogie "Le chaos en marche", La voix du couteau est un récit palpitant qui nous plonge dans la tête de Todd, grâce à une écriture surprenante. Les mots mal orthographiés et la syntaxe souvent maladroite reflètent parfaitement l'univers de Nouveau Monde, un pays où les modes de communication ont totalement changé et où l'éducation des enfants n'est pas prioritaire.
Récit initiatique de science-fiction, La voix du couteau nous force également à réfléchir sur la manipulation de l'histoire, les relations hommes/femmes et la nature profonde de l'humain.
Un roman au suspens intense qu'on ne peut pas lâcher. (Et pourtant ce n'était pas gagné : en général, je n'apprécie guère la SF ;-) )
La voix du couteau, Patrick Ness. Gallimard, 2009.
Les avis de Bauchette, Faelys, Eolune et Gaëlle.
Ce roman fait partie de la sélection Ricochet.
28 août 2009
Villa des oliviers, Anne Vantal
Comme tous les étés, Manon, quinze ans, part trois semaines dans la maison de ses grands-parents, la Villa des Oliviers. Elle y retrouve toute sa famille pour passer d'excellentes vacances. Pourtant, cette année, Manon s'attend à un séjour long et ennuyeux : sa meilleure amie Célia n'a pas pu l'accompagner et l'adolescente se sent bien loin des préoccupations de ses petites cousines. Alors qu'elle a décidé de bouder, elle va faire une rencontre qui va bouleverser ses projets.
La critique de Clarabel m'avait vraiment donné envie de lire ce roman et bien c'est fait !
Impossible de ne pas se remémorer ses propres quinze ans à la lecture de cette histoire. Anne Vantal peint avec justesse un portrait de l'adolescence. Plus une enfant mais pas encore une adulte, Manon a bien du mal à trouver sa place. Alors qu'auparavant elle s'amusait sans problèmes, elle se trouve dorénavant trop grande pour jouer avec ses cousines. Elle aimerait davantage être prise au sérieux par les adultes qui ne voient en elle qu'une adolescente en crise. Pas facile de faire avec tous ces changements !
Les vacances riment aussi souvent avec rencontres d'autant plus quand on a quinze ans ! En trois semaines, Manon va vivre en accéléré une véritable histoire d'amour avec Nicolas, de la séduction à la désilusion.
Cet été-là, Manon va grandir et laisser son enfance derrière elle ; cet été-là, elle s'en souviendra toute sa vie.
Le texte d'Anne Vantal m'a beaucoup touchée. J'ai trouvé que l'auteure décrivait avec justesse l'adolescence avec ses joies, ses doutes et ses peines loin des clichés ou des exagérations que l'on peut parfois entendre. L'ambiance familiale et le cadre du récit (une Villa au bord de la Méditerranée) rappellent vraiment les vacances (qui ne sont pas si loin) et ont contribué au plaisir de la lecture.
Maintenant que je viens d'écrire mon avis, je file de ce pas lire celui de Bauchette.
Villa des oliviers, Anne Vantal. Seuil, 2009.
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Les billets risquent d'être moins nombreux dans les prochains jours. La rentrée littéraire est passée par là : il faut lire les romans adultes afin de pouvoir donner des avis aux lecteurs. Du coup, mes lectures jeunesses sont un peu mises de côté (j'essaierai de faire des billets sur des ouvrages plus "anciens")
17 août 2009
Ce que j'étais, Meg Rosoff
Le narrateur est un jeune garçon de 16 ans (on apprendra son prénom qu'à la fin du roman). On est en 1962, il est envoyé par ses parents dans le pensionnat pour garçon de Saint-Oswald situé sur la côte est de l'Angleterre. Un jour qu'il fuit l'atmosphère pesante du lycée, il va rencontrer Finn. Finn est un ado qui vit tout seul dans une petite cabane de pêcheur. Une troublante amitié va alors naître entre les deux garçons.
Ayant vraiment apprécié Maintenant c'est ma vie, j'attendais beaucoup de cette lecture et j'ai vraiment été déçue (j'ai même fini par lire la fin en diagonale).
J'ai trouvé que le style de l'auteur (ou alors est-ce dû à la traduction ?) n'était pas vraiment destiné aux adolescents. Le vocabulaire employé est parfois compliqué. Certes, cela n'empêche pas de comprendre l'histoire mais cela peut être désagréable de lire un texte dont on ne connait pas tous les mots. Je ne conseillerai pas cette lecture aux jeunes de moins de 15-16 ans à moins qu'il soit vraiment bon lecteur.
Pour moi, l'histoire traine trop en longueur. Le narrateur attend impatiemment ses rencontres avec Finn. Il nous raconte ses escapades mais il ne se passe pas grand chose, il y a très peu d'actions. J'ai eu envie que l'histoire avance plus vite pour savoir ce qui allait advenir de leur relation.
La fin est vraiment surprenante mais n'a pas réussi à rendre positif mon jugement sur ce roman. D'ailleurs je n'ai même pas tout compris : pourquoi, dans les dernières pages, le narrateur dit-il s'appeler Finn ? (si quelqu'un a lu ce roman et qu'il peut m'expliquer...). Enfin, le narrateur nous dit avoir, aujourd'hui, 100 ans mais on ne connaîtra quasiment rien de son avenir après le pensionnat. Le récit s'attarde simplement sur sa rencontre avec Finn. Du coup, je n'ai pas vu l'intérêt de mentionner l'âge actuel du narrateur.
Mon jugement est donc assez négatif. Peut-être parce que je m'étais imaginé une lecture aussi bien que Maintenant c'est ma vie. En tous cas, je ne conseillerai pas ce texte.
Ce que j'étais, Meg Rosoff. Hachette, 2008.
22 juillet 2009
Le jour de toutes les dernières fois, Martha Heesen
Depuis tout petit, Boniface est un garçon sensible, un artiste rêveur. S'évader, partir en vadrouille pour être au plus proche de la nature est pour lui un besoin essentiel. Seule sa mère le comprend même si elle s'inquiète quand son fils disparait sans prévenir personne. Petrus, le grand frère de Boniface, est délégué permanent à la recherche de son petit frère, ce qui commence à lui peser. Mais cette fois, il n'a pas réussi à retrouver son frère et la police a dû être alertée.
Le récit se déroule sur une journée, une journée particulièrement éprouvante pour Petrus, le narrateur. Dès les premiers chapitres, on sent une atmosphère pesante, on a l'impression qu'une chape de plomb entoure la famille et on ne doute pas une seule seconde que quelque chose de grave, d'indicible, à toucher cette famille. La construction de l'histoire (alternance de passage au présent et de flash-back) va nous mettre sur la piste et on comprend très vite que la mère des deux frères est décédée il y a peu (le drame nous est réellement dévoilé dans les derniers chapitres).
L'auteure nous livre un texte touchant et pudique sur l'amour que les parents peuvent porter à leurs enfants, sur les difficultés qu'ils peuvent avoir à les comprendre mais aussi sur la fragilité des familles qui doivent avancer ensemble pour faire leur deuil.
Le jour de toutes les dernières fois, Martha Heesen. Thierry Magnier, 2009.








