Suzie, bientôt dix ans, a sur la tête de belles anglaises indomptables. Mais cette chevelure lui cause bien des soucis. Quand elle se regarde dans un miroir, la fillette ne voit aucune ressemblance avec ses parents. Elle a été adoptée et tout le monde le lui a caché ! Alors pour évacuer son mal être, Suzie décide d'écrire à Mine, sa vraie maman qui l'aurait abandonnée.

Certains enfants ont la maladie des mauvaises oreilles et n'entendent que ce qu'ils veulent, Suzie elle, a eu la maladie des mauvais yeux. Dans ce roman épistolaire, Marie Chartres évoque avec justesse la quête d'identité d'une petite fille et montre qu'il suffit parfois de peu de choses pour retrouver confiance en soi.

Qui n'a jamais pensé, étant enfant, qu'il avait été adopté ? Un petit roman qui se lit facilement. Le sujet est abordé de manière différente, sous forme de lettres écrites par la petite fille à sa "vraie" maman. Suzie va apprendre que chaque personne est différente, ce qui forge sa propre identité (et qu'il n'est pas bon de trop ressembler à ses parents) et qu'on a toujours quelque chose de ses parents même si ce n'est pas forcément la ressemblance physique.

Les anglaises, Marie Chartres. L'école des loisirs, 2010.